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Alice Milliat, la pionnière des JO féminins

(5 mai 1884 - 19 mai 1957)

Alice Milliat

Elle est la grande oubliée de l'histoire du sport français. Au début du XXème siècle, le sport connaît un élan particulier, notamment sous l'impulsion de la France et d'un de ses représentants Pierre de Coubertin. Fondateur des Jeux Olympiques modernes, il laisse pourtant une place plus que limitée aux femmes. Oubliées ? Non, volontairement écartées réplique Alice Milliat. Cette sportive de haut niveau à l'expérience internationale notable fait alors de l'égalité d'accès des femmes et des hommes à tous les sports son combat.

Face aux nombreux refus des instances sportives internationales de donner une place plus juste des femmes dans le sport, elle fonde la Fédération Sportive Féminine Internationale (FSFI) et organise de manière indépendante des Jeux Olympiques féminins. Ces événements sportifs sont un tel succès qu'elle obtient la participation des femmes aux épreuves d'athlétisme aux Jeux d'Amsterdam 1928 ! Un tournant historique...

Alice Milliat

Militante des droits des femmes et du droit à l’éducation physique et sportive pour toutes et tous, Alice Milliat est une véritable pionnière du sport international. Originaire de Nantes, elle découvre le monde sportif en Angleterre dans les années 1900, s’essayant aussi bien à l’aviron et à l’athlétisme qu’au hockey sur gazon.

De retour à Paris, elle rejoint Femina Sport, l’un des tout premiers clubs dédiés aux femmes en France et en devient la présidente dès 1915. Animée par la volonté de rendre toutes les disciplines accessibles à chaque femme, elle est à l’initiative du premier match féminin de football en France (sept. 1917) mais également du premier cross-country féminin (avril 1918). Elle est d’ailleurs elle-même une sportive accomplie, étant l’une des toutes premières femmes à remporter le Brevet d’Audax d’aviron.

Présidente de Femina Sport puis de la fédération nationale dédiée aux sportives (FSFSF), Alice Milliat élargit son combat en fondant en octobre 1921 la Fédération Sportive Féminine Internationale (FSFI). Un an plus tard, le 20 août 1922, elle « proclame ouvert les Premiers Jeux Olympiques féminins » à Paris devant plusieurs milliers de personnes.

Des hommes s’opposent à cette féminisation et la polémique enfle comme on peut le lire dans un journal de décembre 1921 : "Ils nous refusent le droit au muscle parce qu’ils veulent rester les plus forts. Mais ils auront beau faire, notre sexe aura du biceps et du jarret, et ce sera tant pis pour vous messieurs les tyrans ! Le muscle de la femme est en route et rien ne l’arrêtera."

Après avoir essuyé de nombreux refus, Alice Milliat s’appuie sur le succès des Jeux Mondiaux féminins pour obtenir le droit des femmes à participer aux épreuves olympiques d’athlétisme à Amsterdam (1928). Elle sera alors la première femme juge olympique. La participation pleine et entière des femmes aux Jeux n’étant cependant pas encore acquise, elle poursuit en parallèle l’organisation des Jeux Mondiaux féminins jusqu’en 1934. Faisant face à de nombreuses résistances et d’importantes difficultés de santé, associé à un contexte politique difficile, Alice Milliat est contrainte de quitter à 52 ans la scène sportive internationale et décède finalement en 1957 dans l’anonymat total.

La véritable histoire d'Alice Milliat, la pionnière des JO

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